Collection: Pascal Dombis

Pascal Dombis est un artiste plasticien dont l'œuvre porte autant sur le langage que sur la perception. Il explore les imaginaires produits par le très grand nombre dans les domaines du langage, du contrôle et de l'irrationalité. C'est au début des années 90, en terminant ses études à Boston, qu'il a été confronté pour la première fois aux outils artistiques numériques. À son retour en France, il passe de la pratique de la peinture à celle des algorithmes. Depuis lors, il crée des environnements marqués par l'excès, la répétition et l'imprévisibilité des processus technologiques dans lesquels son travail perspectiviste, en multipliant les points de vue, sollicite continuellement les publics.Parmi ses expositions récentes figurent "Artistes & Robots" au Grand Palais à Paris (2018), "Connected" à Centrale à Bruxelles (2016) et la Biennale de Venise (2013). En 2020, il a achevé la réalisation d'une œuvre pérenne, "Double Connection", de près de cent mètres de longueur au centre de Shanghai. En 2022, il a bénéficié d'une exposition monographique "Post-Digital" au Museum of Contemporary Art Sorocaba au Brésil.Né en 1965, il vit et travaille à Paris, en France.

(…) Les machines qui nous avaient habitués à l'erreur, en cette période de l'après, n'en font plus guère. Elles nous surprennent de moins en moins, si ce n'est lorsqu'elles sont placées sous le contrôle d'artistes aux pratiques de la sérendipité, à l'instar de Pascal Dombis. Car jamais il ne sait à l'avance comment les surfaces de sa série "Post-Digital Mirror" vont refléter le monde. En réalité, elles ne reflètent rien d'autre que les accidents de processus poussés à l'extrême, jusque dans leurs derniers retranchements. On peut dire ici qu'elles atteignent les silences que provoquent les peintures de monochrome. La variabilité des accidents qui se produisent en surface de ses miroirs post-digitaux leur confère les allures de plis qui nous renvoient à la pensée de Gilles Deleuze et à son interprétation de celle de Leibnitz : « Le chaos n'existe pas, c'est une abstraction, parce qu'il est inséparable d'un crible qui en fait sortir quelque chose (quelque chose plutôt que rien). Ce « quelque chose », c'est ce qui échappe au contrôle de l'artiste et, même, à celui de la machine. Il a, parfois, les contours de courbes topographiques induisant la distance et trahissant la volonté de décrypter ce qui simplement s'offre à nous lorsque nous sommes en quête de sublime.

Extrait de « De la combinatoire à l'œuvre » par Dominique Moulon.

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